“La Noire Galerie has the pleasure of introducing to the Parisian public the work of Gavin Younge, an internationally renowned South African artist.
Drawing from his experience of a society moulded by violence, Gavin Younge denounces that violence and analyses the social, political and cultural problems that it generates.
The recurring use of vellum, a natural organic material, to wrap his sculptures, suggests the notion of stuffing rather than covering. This process creates a certain tension that makes it possible to preserve the forms. This skin, which appears as a protection, substitutes itself for the memory-rich objects that it replaces – giving them life, and regenerating history-laden sediments.” - Preface to the catalogue by Nathalie Codjia Miltat and Anne-Sandra Keff-Lobisommer.
“Aux confins de la perception et du ressenti, les œuvres de Gavin Younge sillonnent les blessures traumatiques d’une Afrique du Sud en pleine mutation sans pour autant les panser. Sculptures et installations interpellent sous le mode privilégié de l’émotion tacite et laissent entrevoir des parcelles de souffrance, le plus souvent véhiculées par l’utilisation accrue du vélin, métaphore du corps et de la peau où se lisent sans détours les plaies et les cicatrices d’une société au douloureux passé.Aux confins de la perception et du ressenti, les œuvres de Gavin Younge sillonnent les blessures traumatiques d’une Afrique du Sud en pleine mutation sans pour autant les panser. Sculptures et installations interpellent sous le mode privilégié de l’émotion tacite et laissent entrevoir des parcelles de souffrance, le plus souvent véhiculées par l’utilisation accrue du vélin, métaphore du corps et de la peau où se lisent sans détours les plaies et les cicatrices d’une société au douloureux passé.”
Maud de la Forterie, www.paris-art.com/artiste/artiste/4116/artiste-gavin-younge.html
Guns R Us, 2007, vellum, neon, metal
“D’autres installations font la part belle aux textes et à l’écriture, qu’ils soient gravés à fleur de bois ou bien assemblés en tente. Le détournement appuie et désigne sans affronts les violences politiques à l’échelle domestique. A coup de néons abrupts, la célèbre compagnie américaine de jouets se mue en Guns-R-us . Simple mais efficace.
L’œuvre de Younge ne témoigne pas de la marche de l’Histoire ni même ne forge une mémoire qui n’est pas la sienne et qui n’est pas la nôtre. Elle en désigne les bribes et tente de recoudre des prothèses post-traumatiques. On achève bien les chevaux. Les Antilopes aussi.”
Maud de la Forterie, www.paris-art.com/artiste/artiste/4116/artiste-gavin-younge.htmlNatives to Police, 2000, paper (tent made out of the pages of a Statute Book)
“… the statute books themselves, though apparently outdated, remain informative social documents that chart the development of South Africa, and their formal bindings have an emphatic presence, whose gravitas is a revealing contrast to the upbeat appearance of the present-day counterparts.
We habitually refer to books as “texts” yet in so doing can easily forget that books are also objects. Artists from around South Africa were invited to choose a book of statutes and by whatever means they wished, transform or reconstitute it into an artwork. The artists’ acts of physically re-constituting the law books that regulated the lives of all South Africans can be regarded as tiny facets of a much larger transformative process of healing.”
Mark Haywood, 2007. Prosthesis. La Noire Galerie, p. 2